mardi 27 septembre 2011

La rubrique Psycho : le syndrome de Stockholm

Il s’agit d’un phénomène psychique où une victime (prise d’otage) développe pour son ravisseur un sentiment de confiance, de sympathie.

Pourquoi ? Tout deux partagent pendant une longue période un lieu. Ce qui instaure une certaine intimité qui permet un rapprochement. Ce rapprochement est encore plus facile si la victime est en désaccord envers les interventions violentes des forces de l’ordre. 

Schéma 1 : identification du syndrome de Stockholm
La victime et son ravisseur développent un sentiment négatif envers les forces de l’ordre. La victime considère que ceux-ci interviennent trop rapidement ce qui fait passer ces victimes d’une situation de simple vol(hold-up) à celle de la prise d’otage. Les policiers seraient en quelques sortes, selon les victimes, responsables de cette prise d’otage.

D’où viens ce syndrome ?

Prise d’otage le 23/08/1973 à Stockholm : Un évadé de prison, Jen Erik Olsson tente de commettre un hold-up dans une banque. La police arrivant trop tôt sur place, ce hold-up se transforme en prise d’otage de 4 employés. 

A la suite de cet évènement, les journalistes rapportent de surprenantes déclarations des victimes. « nous avons pleinement confiance dans les deux bandits, les voleurs nous protègent contre la police ». 

Après 6 jours de séquestration, les victimes s’interposent et prennent partis des ravisseurs et refusent de témoigner contre eux. L’une des victimes, tombée amoureuse de Jen Erik Olsson, finira même par l’épouser.

Ce syndrome va bouleverser profondément la vie d’une personne détenue. Il peut modifier durablement, voire définitivement, la personnalité, les valeurs et les convictions morales de l’individu. L’otage par la suite porte un autre regard sur la violence et la délinquance qu’il rend plus permissif, mais prend ses distances avec la société et développe un sentiment hostile envers elle.

Pour éviter l’apparition du syndrome de Stockholm, les victimes sont dorénavant placées dans un lieu tenu secret pour une « prise en charge psychologique »

Ce syndrome n’apparait pas seulement lors de prise d’otage. On peut le retrouver dans les violences conjugales. Quand le mari bat sa femme, puis l’assure que si, il l’aime. Celle-ci développe parfois un sentiment de culpabilité. Elle se sent responsable de cette violence alors que son mari l’aime. Ici la femme développe aussi une certaine compassion pour son mari = syndrome de Stockholm. 

sources :



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